Pôle Numérique – les prémices ?

Alors que l'”école 101” a récemment ouvert ses portes, des panneaux sont apparus devant l’ancien site de la région:

Accédez à l’article du PROGRES en cliquant sur la photo du haut.

120 étudiants composeront la première promotion en cours de sélection parmi 2500 candidats et sur l’école est installée à Confluence.

Consultez notre dossier complet dans la rubrique “DOSSIERS

Charboplus était au DIGITAL SUMMIT

Pour faire suite aux informations que nous vous avons transmises en début d’année au sujet du Campus Européen des Métiers du Numérique baptisé désormais le « 101 » comme l’indique deux articles du Progrès des 4 et 5 avril dernier (à lire sur notre Charbo+), nous vous faisons partager quelques instantanés du Digital Summit, qui s’est tenu à Lyon le 30 janvier dernier. Que vous soyez « geek » ou néophyte, nous sommes sûrs que vous trouverez dans ces différentes interventions des informations intéressantes.
Compte tenu de l’ampleur de ce projet pour notre commune, Charbo+ suivra les évolutions du « 101 » (campus européen du numérique) avec le plus grand intérêt. Laurent Wauquiez tient ses promesses : la Région va investir plus de 650 millions d’euros entre 2017 et 2021.
Les enjeux pour Charbonnières sont donc colossaux tant en terme d’accueil de ces étudiants qu’en terme d’aménagement de la route de Paris, de l’offre de logements étudiants. Les transports en commun, les liaisons entre les villes sont des sujets très importants aux yeux de Laurent Wauquiez qui conduit actuellement de nombreuses actions pour le développement de notre territoire.
Quand notre commune va-t-elle enfin se réveiller pour accompagner ce projet ? Faut-il laisser la Région prendre toutes les initiatives ? Celles de notre commune sont bien faibles, voire inexistantes.
L’arrivée du campus à Charbonnières à l’horizon 2020 peut sembler lointaine, mais les travaux devraient débuter au printemps 2018. Le projet sera présenté aux Charbonnois en septembre 2017. La majorité municipale est bien silencieuse à ce sujet alors que des études ont déjà été lancées ?
Il est d’autre part plus que probable que dans les années à venir, Charbonnières soit un haut lieu du Digital et accueille au « 101 » le Digital Summit.
Charbo+ a décidé de ne pas attendre ce jour pour vous faire vivre dès aujourd’hui le 1er Digital Summit de la Région comme si vous y étiez.
Faites-nous part de votre opinion à : charboplus@charboplus.info

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Deux sites internet conseillés:
• campus du numérique
• Medef et métamorphose : programme « Université du numérique »

Le plein d’infos sur ce sujet dans notre dossier “Pôle Numérique” sur ce site.


QUELQUES INSTANTANES DU DIGITAL SUMMIT DU 30 JANVIER 2017
Mr Laurent Fiard – Co-Président VISIATIV
Président du Medef Lyon Rhône – Vice-Président du Clust’R

Les opportunités du numérique sont des opportunités technologiques et l’occasion de revoir le modèle de l’offre et de la demande du besoin.
Aller chercher de l’agilité dans les croissances potentiellement à deux chiffres.
Travailler sur les sujets algorithmiques : Uber n’est pas seulement une application super simple, c’est un super algorithme qui va permettre d’aller chercher cette création de valeur qui est dans cette nouvelle interaction entre le client et le fournisseur.
Enfin c’est cette capacité à aller chercher la force de la communauté dans un monde de plus en plus collectif, collaboratif. L’entreprise du futur, c’est celle qui va aller chercher cette création de valeur dans l’interaction.
François TURCAS – Président de la CGPME de la Région Auvergne Rhône Alpes
Le constat pour les PME et PMI c’est qu’elles n’en sont pas encore arrivées à ce stade-là. Il y a 10 – 15 ans, c’était un peu de l’hébreu. Aujourd’hui ce sont des craintes : qu’est-ce que c’est ? comment on s’y prend ? Où on va avec ça ? Combien ça coûte ? Des questions qui vous paraissent peut-être ridicules mais malheureusement c’est un constat pour les moins de 50 salariés.
On sent bien que ceux qui sont en avance réussissent et ceux qui sont en retard prennent du retard.
Après il y a des choix à faire. La CGPME fait des ateliers, fait des formations également pour aider les chefs d’entreprises à comprendre cette nécessité avec des experts, des étudiants et surtout 2 outils :
1er outil : le CGPME Plan
CGPME Plan : un chef d’entreprise nous donne une idée et on a trois jours pour réaliser le prototype. Il y a une concentration d’experts, de nouveautés, de mots nouveaux (community manager, webmaster, etc..). Ils découvrent ces mots, ce monde, et sans s’en rendre compte, ils le pratiquent.
On le fait avec les compagnons du devoir car il y a tout le matériel pour le faire avec des start up innovantes du numérique : il y a un mélange, un enthousiasme incroyable et on sent vraiment que ces jeunes et ces anciens vivent une ère nouvelle.
2ème outil
Une 2ème formule qui est réalisée en partenariat avec la SACVEL à Lyon, où sur 500m2, 20 start-up sont présentes et là c’est ce que l’on appelle un espace de fertilisation croisée : cet espace est très important car ces start-up ont fait un annuaire où ils mettent ce qu’ils sont et ce qu’ils savent faire.
L’annuaire est envoyé aux chefs d’entreprises. Ces derniers marquent leur préférence pour l’une ou pour l’autre et ensuite se rendent sur le site de telle manière à trouver une complémentarité entre eux. C’est une ruche incroyable qui permet aux PME d’être accompagnées par des start-up.
Ensuite il faut faire le choix de prendre une agence ou d’internaliser. Là aussi ce sont des choix qui sont importants. Toutes ces actions mènent à ce que le chef d’entreprise ait le choix vers des options qui sont orientées correctement parce que dans ce maquis du numérique et du digital, ce n’est pas évident.
Mme Isabelle Guillaumme – Délégué général de Minalogic – Présidente de Silicone Europe
Comment rapprocher les activités du numérique et les PME ?
L’éco système
de l’innovation dans la région ce sont les technologies du numérique et leurs intégrateurs c’est-à-dire les entreprises traditionnelles. Les intégrateurs du numérique sont ces PME.
L’innovation vient bien sûr de la technologie mais aussi et surtout des besoins : il n’y a pas d’innovation sans la compréhension d’un besoin non satisfait. Il est donc très important d’avoir ce lien avec les entreprises en amont pour que lorsque l’on est sur des projets collaboratifs, il faut qu’il y ait des idées concrètes qui répondent à quelque chose et qui ont des chances de se transformer en chiffre d’affaires et en emplois.
Le numérique bouscule tous les domaines :
Les grandes entreprises se sont organisées ;
Pour les PME c’est plus diffus : un programme spécifique s’appelle Easy Tech.
On est dans le très concret. Il s’agit de pouvoir aider les entreprises à faire une première marche d’innovation en intégrant des briques technologiques dans leur offre pour être plus performantes. On a accompagné en trois ans plus de 300 entreprises sur des projets courts. Liaison entre entreprise traditionnelle et nous on est là pour aider à faire cette première marche. C’est un dispositif avec des experts, accompagné par des collectivités (la Région) pour élargir ce programme à l’ensemble des aspects du numérique (logiciel, etc). Ouverture d’un bureau sur Lyon bientôt (St Etienne et Grenoble).
Ces programmes d’intégration sont d’une durée de 6 mois à 1 an : c’est vraiment très très court. C’est fait pour les PME. Une ouverture sur l’Europe qui réunit 2000 membres : je suis très fière d’être la Présidente de cette alliance européenne.
C’est l’association de 12 clusters du numérique : aider les PME à faire de l’Europe leur terrain de jeu pour trouver des partenaires business, pour faciliter la cross fertilisation, faciliter la mise en relation.
Un exemple concret : innovation et numérique
Mme Karine GAUDIN – Directrice de l’innovation du groupe Coved
Collecte et valorisation des ordures ménagères, des bennes à ordures qui circulent au niveau des collectivités et des déchetteries. Entreprise nationale 340 M€, 3000 personnes, avec un positionnement collectivités de taille moyenne, milieu rural et littoral.
Le groupe COVED a engagé un programme du numérique depuis un peu plus de deux ans avec un constat c’est qu’à partir des ordures ménagères, on est sur une mine d’informations qui n’est jusqu’à présent pas exploitée.
La première étape qui nous a permis d’entrer dans cette transformation du numérique a été la mise en place de la redevance incitative. C’est un principe qui permet de facturer les ordures ménagères suivant la consommation et pour cela on pèse le bac (ou le nombre de levées, le nombre  de fois où il est levé par le camion). Comment on fait ça ? On met une puce RFID sur le bac et le camion a un lecteur de puce qui permet d’identifier (au moment où le bac s’accroche) que c’est le bac de Mme YYY et de peser et de compter le nombre de levées.
Cela a été la première étape pour intégrer le numérique dans un métier très traditionnel.
2ème étape : utiliser le géo guidage. Numériser et mémoriser les tournées en fonction de la variation des besoins. Exemple sur le littoral : les salariés changent entre la basse et la haute saison. Durant l’été, nous avons des intérimaires. Grâce à la numérisation et au géo-guidage, le chauffeur sait précisément ce qu’il doit faire et comment il doit le faire : collecter à gauche, à droite, l’intérimaire a toutes les informations. Il est accompagné. Pour nous ça a été aussi un gain de productivité.
3ème étape : transmettre cette information aux collectivités. Mettre en place une plateforme de communication avec la collectivité qui peut récupérer ces informations en temps réel donc échanger, partager. On a les collectes mais on a aussi les points d’apports volontaires, les points noirs (points difficiles) ou l’on peut travailler avec la collectivité.
4ème étape : connecter la cabine du chauffeur (présenté cette année à Polytech). Avec son téléphone, il s’identifie sur la tablette qui est dans la cabine du camion, il fait le tour du camion au démarrage, il regarde s’il y a des anomalies, il peut les prendre en photo, les déclarer, puis il entre dans le camion et il est complétement assisté et accompagné dans sa collecte. Il peut relever des incidents au cours de la collecte, en informer directement la collectivité, etc.
Grâce à cette transformation du numérique, le métier évolue. Il y a aussi une nécessité pour nous en interne de faire changer les comportements et les habitudes. Il y a donc un enjeu énorme au sein de l’entreprise : la transformation, c’est au niveau des clients mais aussi dans nos modes de fonctionnement et d’organisation.
On développe des projets transversaux pour « désiloter ».
Mine d’or et mine d’information : l’étape d’après sera d’utiliser ces data et de savoir quoi en faire. Dans tout ce processus de collecte de l’information, il y a certainement quelque chose d’intelligent à faire.
Nous n’avons pas encore perçu tous les enjeux de ce processus.
Le DG du COMEX doit être décisionnaire dans ce type de processus. Se lancer, étape par étape, petit pas par petit pas plutôt que de se faire un programme sur 5 ans. On fait des erreurs mais il faut savoir se lancer.
L’aspect projet et l’association de toutes les personnes au projet est également capital pour avancer, on associe les gens du terrain, on associe les exploitants, on associe les chauffeurs avec un site pilote. Bien comprendre la vrai vie du chauffeur lorsqu’il entre dans sa cabine le matin, comment il fait sa prise de poste, c’est un point extrêmement important. Ce ne sont pas les informaticiens d’un côté, des bureaux d’étude de l’autre … c’est tout le monde ensemble qui travaille.
Autre élément de succès : identifier dans l’entreprise des gens qui sont un peu plus précurseurs que d’autres que l’on appelle les « early adopters » ce sont ceux qui ont la capacité de se lancer parce que par moments, l’innovation ça fait extrêmement peur. Parfois j’ai l’impression de marcher au-dessus du vide. Je me dis j’y vais ? Je n’y vais pas ? Est-ce que je fais le pas d’après ? Est-ce que j’ai assez d’équilibre ? Ou je repars en arrière ? Il faut des gens qui osent, par étape. Les gens du terrain sont les meilleurs prescripteurs en interne pour avancer plus loin.
Il faut aussi faire rêver, il faut de la passion, y mettre ses tripes. Un exploitant m’a fait un retour lors d’une convention « c’est bien continuez, c’est bien ce que vous faites parce que vous nous faites rêver » m’a-t-il dit. « Faire rêver dans le monde des poubelles ! C’est vraiment nouveau !».
Mr Alain LOYER – Directeur Général de Bouygues Construction (Sud Est)
La construction, c’est le 2ème plus vieux métier du monde.
3 révolutions
1ère révolution : « l’état d’esprit ».
On passe d’un travail étape après étape : de l’architecte qui travaille puis qui transfert à l’ingénieur qui calcule qui transmet à une entreprise qui chiffre, qui transfert à des fournisseurs etc… et évidement chacun a sa propre lecture, sa propre adaptation qui crée des pertes de rendement et de rentabilité qui sont de vrais soucis dans notre métier. Entre le premier mot et le dernier mot, il y a toujours beaucoup d’adaptations qui sont apparues et qui créent des pertes de rendement, de qualité.
Le numérique ne va pas détruire des emplois mais cela va en créer sans coûter plus cher car on va avoir des économies de délai et de qualité.
Un travail collaboratif parce qu’aujourd’hui autour du numérique on se met tous ensemble, autour du même fichier de data et on apprend à construire ensemble et ça en termes d’état d’esprit, c’est une VRAIE révolution.
La 2ème révolution est dans « l’expérience client ».
Lorsque vous achetez votre appartement, vous avez un plan avec en bas une petite phrase qui dit « vue d’artiste ». Cela veut bien dire ce que cela veut dire.
Aujourd’hui avec les lunettes, demain avec les points de vente qui ne seront que des petits cinémas IMAX, vous pourrez vous promener dans votre appartement, dans votre bureau, dans votre usine avec l’ensemble des installations en 3D et vous vous y promènerez comme dans la réalité. Réalité virtuelle bien sûr mais qui permet de comprendre la place que vous avez, avec l’agencement de votre mobilier etc.
En termes d’expérience client, on est vraiment dans le 21ème siècle.
La  3ème révolution : c’est tout ce qui tourne autour du bâtiment intelligent.
Une voiture : 10 000 objets à numériser
Un avion : 100 000 objets à numériser
Un paquebot : 1 million d’objets à numériser
Un grand bâtiment comme celui de la Région : environ 4,5 millions d’objets à numériser
C’est peut-être l’une des raisons du retard pris par le bâtiment car il a fallu s’adapter à ces contraintes, à ces gestions de DATA : on arrive maintenant à l’utilisation de la maquette numérique « BIM (building information modeling) ». En 3D l’expérience client, en 4D l’expérience jour après jour, même heure après heure, de l’avancement des travaux ce qui en termes de sécurité et de qualité nous fait faire des progrès fantastiques. Et je ne parle pas de la chaîne logistique d’approvisionnement qui permet de réguler le trafic et d’avoir des chantiers de qualité et de sécurité remarquables.
Le 4D est maintenant enrichie du 5D : on fait en même temps à partir de la 4D les plans qu’on va envoyer au fournisseur directement pour que lui-même prépare sa chaîne de fabrication depuis les éléments numérisés.
On veut également envoyer aux différents artisans et sous-traitants : c’est là où on a encore de grands progrès à faire parce qu’effectivement pour eux c’est beaucoup plus difficile. J’espère qu’avec la Région on pourra développer des chantiers écoles, des chantiers d’insertion qui permettent de remettre des gens en grande précarité d’emploi au travail. Eh bien, il faut que l’on puisse avoir des chantiers d’insertion du numérique pour permettre à l’ensemble de la filière de la production et de la construction de se mettre à l’heure du numérique.
Bientôt on va réceptionner la qualité de façade avec un drone car c’est plus simple que d’envoyer deux personnes dans une nacelle.
On met des capteurs à l’intérieur des bétons pour s’assurer que la solidité de l’ouvrage est conforme à ce qui a été imaginé et je ne parle pas de tous les éléments de sécurité qui vous permettent maintenant de piloter de votre bureau, de votre smartphone… on en découvre tous les jours.
Le numérique c’est dans notre métier une création de valeur et une création d’emplois et pas du tout une destruction.

Mme Isabelle SAUBATTE – Conseil en stratégie digitale RH
Le numérique : un nouvel état d’esprit en terme d’organisation et de mode de fonctionnement.
Une mutation très rapide et un paradoxe : à titre personnel, on se met à ces nouveaux usages plus ou moins mais on s’y met…(smartphone, tablette, etc). Au niveau des entreprises c’est lourd. Pourquoi ?
Parce que le numérique bouleverse des modèles organisationnels au niveau des entreprises qui sont là depuis des décennies et qui amènent à d’autres problématiques, qui sont des problématiques de « pouvoir ». Il faut y mettre aussi un mot. Le numérique nécessite de l’agilité au niveau des modes de travail qui fait perdre des notions de pouvoir à un certain nombre de personnes.
Presque quatre générations cohabitent dans certaines entreprises entre les « digital native » (<20 ans) jusqu’aux « papy boomers » (on va travailler jusqu’à 65 ans voire plus). Il faut se préparer à cela.
Une des clefs de la transformation, c’est d’avoir d’abord des dirigeants qui sont convaincus. Il faut les sensibiliser, leur faire prendre conscience de ce que le monde est en train de vivre, de cette vitesse de l’évolution des technologies, de cette vitesse d’évolution des métiers car tous les métiers vont être impactés et cela va faire très mal pour certains.
Une fois que les dirigeants sont convaincus, il doivent porter ce changement même si c’est un changement qui va se faire progressivement avec des phases d’expérimentation pilote et puis cela va faire boule de neige, plus de travail transversal, plus de projets collaboratifs … cela va changer les organisations et permettre petit à petit d’aller vers le futur et ses marchés et ses clients car c’est tout  de même cela le nerf de la guerre.
Dirigeant convaincu
Dirigeant qui porte le projet
Tous les services concernés et exemplaires en termes de collaboration et de travail ensemble
Et puis derrière également une vraie révolution des postures managériales : les RH sont là pour accompagner les managers à voir comment ils peuvent se positionner autrement, comme de véritables animateurs de communautés de compétences à la fois en interne mais aussi en externe.
Besoin d’accompagnement et de formation pour apprendre à travailler dans cette nouvelle économie avec ses nouveaux usages.

Conclusion par Mr Denis JACQUET, Fondateur d’Edufactory et Président de Parrainer la croissance
Pré -requis en termes de transition vers le numérique :
Savoir d’où l’on part
Technologie qui est universelle (USA et Chine)
Ne pas le confier à l’état car le sujet n’est pas compris
Comment conquérir le monde avec le digital
Disruption
Informer, accompagnement par des acteurs privés
« L’homme s’acharne à faire des murs quand il devrait faire des ponts «  St Exupéry
Mutualisation des moyens.
1,8 milliard investi en 2016 en France ce qui est faible.
Il manque 100 000 codeurs. Ecole 42 Xavier Niel : Mieux payé(e) qu’un X, qu’un centralien ou qu’un HEC en sortant de l’école : 3 500 euros / mois. 10 offres d’emploi en sortant de l’école.

Synthèse
Mr Laurent Fiard – Co-Président VISIATIV
Président du Medef Lyon Rhône – Vice-Président du Clust’R

1 ère étape : le Dirigeant à la manœuvre. Le numérique est au cœur de la stratégie des entreprises.
Nouveaux produits, nouveaux services et nouvelles méthodes de management.
Excellente opportunité pour réinventer l’entreprise.
2ème étape : le Comité de direction a besoin lui aussi d’être agité pour avoir cette nouvelle culture du numérique avec un objectif de nouveau modèle économique pour aller chercher cette croissance et cette compétitivité.
Aller chercher l’impulsion auprès du CODIR et aller chercher, troisième niveau, les « transformers » de l’entreprise (exemple fait avec l’EM Lyon) : ceux qui vont être au cœur de cette transformation.
On parle de fertilisation croisée pour encourager les entrepreneurs qui sont dans des filières pour aller vers l’objet connecté qui n’est ni plus ni moins que la convergence entre de l’électronique, du plastique et du numérique.
L’enjeu est de réussir à transformer l’agilité des PME vers le numérique.
Il faut partir de ses forces avant d’inventer nos faiblesses.

Laurent Wauquiez
L’école 42 créée par Xavier Niel vient en support pour le campus du numérique de la Région Auvergne Rhône Alpes.
Xavier Niel
On a besoin de gens qui connaissent les métiers du numérique : on a besoin de codage.
On a besoin de gens pour faire ces logiciels que vous allez utiliser. Malheureusement ces logiciels sont faits aux USA parce que l’on manque de talents en France pour faire ces logiciels.
Création de l’école 42 : 40% des jeunes n’ont pas le bac en apprenant le codage sous une forme différente, qui ressemble plus à des jeux, en travaillant sur des projets.
Sur le principe qu’il est plus facile de faire jouer nos enfants sur des jeux vidéo que de faire des mathématiques pour l’école. Une pédagogie différente avec une liberté qui est en réalité très encadrée avec des jeunes qui viennent à l’école 15 heures par jour. Peu d’écoles peuvent le dire.
Cette pédagogie sera utilisée pour le transposer au Campus des métiers du numérique de la Région Rhône Alpes. On amène le cursus, le savoir-faire pédagogique et le reste, c’est la Région.
L’intérêt d’avoir ces jeunes qui font du code c’est qu’à la fin de cette scolarité ils soient capables d’aller dans des entreprises ou de créer leur propre entreprise dans la Région.
On s’installe souvent à l’endroit où on va se développer et développer de l’emploi. Ces start-up vont travailler autour de nos entreprises pour infuser nos entreprises de ce savoir dans cet éco-systeme. La petite sœur de l’école 42 à Paris arrive sur Lyon (école 42 de Lyon), avec le Campus de la Région et la Halle (Métropole) cela fait un bel ensemble. L’école 42 a été élue « Meilleure école de codeurs au monde ».
Laurent Wauquiez
Au bout du cursus de deux ans, durée de la formation, le jeune sort avec un diplôme et un job au bout. Il y a 10000 postes non pourvus dans la région. Cette formation ne s’adresse pas qu’aux jeunes. Une personne de 50 ans peut se reconvertir ! A 50 ans, on est plein de jeunesse pour reprendre autre chose.
Xavier Niel
A Paris, les plus de 55 ans sans emploi sont mélangés avec les jeunes et ils trouvent un emploi au bout de 2-3 mois ! Avec Pôle emploi on n’y arriverait pas. Ils se parlent ensemble : c’est une expérience inter générationnelle. Même à 55 ans, une formation avec un job mieux payé qu’avant !
Pénurie d’emploi, le jeune va être payé 42 KE (3500 euros par mois) en sortant de l’école. Les évolutions seront plus fortes pour un X, mais nous n’avons que quatre ans de recul.
A Charbonnières, vous allez regrouper plein de choses. Vous allez regrouper, créer un lieu emblématique où vous allez apporter la formation numérique et l’accompagnement d’entreprise vers la création de start-up. Je crois beaucoup au lieu de rencontre avec des origines, des parcours divers pour créer de l’énergie autour de cela.

Digital summit – 30 janvier 2017

Campus Numérique : le nom de l’école de code de la Région dévoilé

On aurait attendu un peu de créativité pour le choix du nom d’une institution créée de toutes pièces pour devenir le « navire amiral de la Silicon Valley française » avec au moins un rappel de sa région d’origine, qui la finance, et on se retrouve avec « 101 » dont nous vous laissons découvrir l’origine…

Est-ce pour être 2,4047619047619 fois meilleure que l’école 42 ?

A noter qu’il existe déjà une “Ecole 101” à l’université de Strasbourg et ce n’est pas une blague ! 

Retranscription de l’article de LA TRIBUNE du 3/4/2017:


Comme pour 42, là aussi, la part belle est faite aux chiffres. La future école de code de la Région, soutenue par Xavier Niel, se nommera 101. Basée sur le modèle de l’école fondée par le patron de Free, elle verra le jour dès la rentrée 2017 au sein du campus numérique. Son modèle économique devrait être précisé dans les jours à venir.

Le nom de la future école de code de la Région a été dévoilé. Il tient en trois chiffres : 101. Une “référence geek” selon le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. “Dans Matrix, il s’agit du numéro de la chambre de Néo“. Bâtie en partenariat avec l’école 42 de Xavier Niel, notamment pour la partie pédagogique, l’école régionale devrait officiellement voir le jour en novembre, après les premières présélections des candidats en mai et juin, puis suivra la désormais fameuse épreuve de la piscine en septembre et octobre.

Concernant le modèle économique de cette école, il est toujours en cours d’élaboration. Il devra répondre notamment à l’engagement de gratuité de l’accès à cette formation. “Des structures du territoire actives sur les questions de la transformation numérique sont en train de s’organiser“, détaille Cyril Ihssan, futur directeur de 101. Parmi ces structures, il ne devrait pas y avoir d’entreprises seules mais plutôt des “acteurs collectifs du numérique“. Une information que confirme Juliette Jarry, la vice-présidente de la Région déléguée aux infrastructures, à l’économie et aux usages numériques : “Il s’agit d’un consortium de plusieurs opérateurs.” Si les discussions sont toujours en cours, le nom de ces opérateurs devrait être dévoilé avant l’ouverture des inscriptions le 15 avril.

Dans la délibération du conseil communautaire de mars, il était indiqué que l’école de code ferait l’objet d’un partenariat exclusif entre l’école 42 et un opérateur privé “sous l’égide de la Région“.

Fédérer l’écosystème

Cette école s’inscrit dans le projet plus global de campus numérique porté par la Région. Il doit dans un premier temps voir le jour à Confluence, au sein du bâtiment King Charles avant de déménager sur le site de Charbonnières-les-Bains en 2020. Aussi, comme le révélait Acteurs de l’économie – La Tribune, six écoles – soit quinze formations – ont été sélectionnées par l’exécutif pour intégrer le campus à la rentrée 2017 en plus de 101. D’ici le mois de juin, de nouvelles formations devraient être labellisées “hors les murs”.

Le campus numérique est le vaisseau amiral. Mais cette seconde étape est importante car nous voulons porter le projet à l’échelle régionale pour ne pas irriguer uniquement les entreprises autour de Lyon“, indique Laurent Wauquiez.

Nous sommes en train de faire naître une dynamique. Le numérique était presque inexistant en Auvergne-Rhône-Alpes“, confirme Juliette Jarry. Toujours dans cette idée de structurer l’écosystème régional, Digital League, Minalogic, Imaginove et Ene vont également s’installer au sein du campus. “L’idée est aussi de créer des débouchés : ces structures ont des adhérents qui recherchent des collaborateurs“, souligne l’élue.

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