Urbanisation de Charbonnières – Point sur “les Verrières”

Le projet des Verrières :

  • Construction par le promoteur Alila de 68 logements dont 34 logements sociaux sur un terrain de 6800m2 situé en en zone de prévention des risques naturels et d’inondation
  • Destruction irréversible de l’un des plus beaux secteurs naturels de Charbonnières Les Bains
  • Surdensification avec 100 logements à l’hectare :
    • C’est 3 fois la densité du Domaine des Verrières situé à côté
    • C’est 20 fois celle de Charbonnières
  • la commune de Charbonnières n’a pas besoin de ces 34 logements sociaux pour remplir les objectifs SRU sur la période 2017-2019.

Faut-il rappeler que l’arrêt du projet de la Combe, et surtout la promotion qui en a été faite lors de la campagne électorale :

  • a conduit le Préfet à mettre la commune sous tutelle (constat de carence sur le non respect des objectifs de production de logements sociaux),
  • a coûté 1 million d’euros aux Charbonnois,
  • oblige le Maire à construire tous azimut autour de chez vous: les Verrières n’en est qu’un exemple, ouvrez les yeux et vous verrez.

Le nouveau projet du site de la Combe n’est dû qu’au soutien massif du nouveau Président de Région à notre commune et à sa volonté de ne plus vendre le terrain : projet que nous avons souhaité, soutenu et accompagné. Il y a plusieurs façons d’agir : la nôtre aurait évité le désastre évoqué ci-dessus pour notre commune … désastre qui n’en est qu’à son début, la majorité en place assumant pleinement sa « stratégie d’urbanisation ».

Notre action pour les Verrières:

  • vote contre la vente du terrain des Verrières le 7 juillet 2016
  • demande officielle de classement du terrain en zone naturelle au futur Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat
  • demande de réalisation d’une étude de sol financée par la commune et non par le promoteur
  • recours déposé devant le Tribunal administratif aux fins d’annulation de la délibération du 7 juillet 2016
  • information des Charbonnois : 2 Lettres distribuées dans toutes les boîtes aux lettres, dossier sur le site Internet…

Qu’en est-il ?

Aujourd’hui, le projet est bloqué.

Le maire n’a pas signé le compromis de vente avec le promoteur.

Mais il veut accélérer le calendrier.

Contrairement aux engagements pris, il n’attendra pas les résultats définitifs de l’étude pour instruire la demande de permis de construire. Celle-ci sera déposée dans l’été par le promoteur.

Le Cabinet Anteagroup a présenté les résultats intermédiaires de l’étude géotechnique.

Ce qu’il faut retenir du 1er volet de l’étude géotechnique

  • le terrain est constitué d’un substratum granitique comprenant une frange d’altération d’une dizaine de mètres d’épaisseur
  • « on peut construire sur cette parcelle en prévoyant des mesures d’exécution adaptées, c’est-à-dire qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut : il faudra approfondir les fondations, prévoir des blindages adaptés et adapter les terrassements»
  • au fur et à mesure que l’on se rapproche du fond du vallon, la qualité des matériaux est médiocre et offre peu de stabilité (limon et arènes granitiques)

À cela le maire répond : nous respecterons les préconisations écrites du Préfet

« Le risque que l’on a en faisant un immeuble ici c’est de perturber éventuellement le bon ruissellement des eaux et d’avoir un apport trop fort d’eaux qui ne pourront pas être retenus par la Goutte des Verrières telle qu’elle est conçue. Il faut mettre en œuvre un bassin de rétention dont il faudra déterminer le cubage et le débit de restitution.

  • L’étude sera diffusée à l’ensemble des conseillers municipaux.
  • le phénomène de retrait/gonflement de l’argile : L. Sauzay attire l’attention sur le fait que le secteur est argileux et que la maison patrimoniale située à proximité du lotissement a connu de graves désordres (fissurations) il y a quelques années.

Le maire répond que l’on peut pallier ce phénomène en fondant les villas sur des pieux profonds.

Notre commentaire

Cette étude géotechnique confirme ce qu’on pressentait : le terrain est constructible car les techniques de construction permettent aujourd’hui de construire à peu près partout. Le problème est évidemment tout autre.

L’urbanisation de ce terrain entraînera :

  • la dégradation irréversible de ce vallon naturel (destruction du paysage et de la biodiversité),
  • l’aggravation des risques d’inondation pour les habitants du Centre de Charbonnières les Bains,
  • l’afflux de près de 100 véhicules par jour sur une zone déjà très encombrée aux heures de pointes.

La municipalité prétend qu’elle a besoin des 4M d’Euros de la vente du terrain pour financer son plan d’investissement pharaonique de 20M d’Euros dont elle n’a engagé à ce jour qu’une petite partie. Ce besoin de financement aujourd’hui non démontré par la municipalité ne peut justifier que l’on porte atteinte à un des secteurs les plus beaux et les mieux préservés de notre commune.

Pour lire la retranscription complète des échanges qui ont eu lieu lors du conseil municipal du 29 Juin dernier, cliquer <ICI>